Devenez reporter d’un jour pour Bientôt sur nos écrans

Bientôt sur nos écrans (BSNE) est à la recherche de cinq étudiant(e)s en communication, en média ou en journalisme passionnés par les réseaux sociaux et les nouveaux médias pour couvrir l’évènement qui aura lieu à Montréal le 1er juin. Que vos compétences soient en production vidéo, en photographie ou en rédaction, BSNE sera le moment idéal pour mettre en pratique vos talents.

Pour postuler

Vous étudiez à plein temps dans une école ou un département de communication, média ou journalisme. C’est l’occasion de montrer de quoi vous êtes capable! Envoyez votre candidature, sous forme écrite ou par vidéo, avec votre CV par courriel à infos@evolumedia.ca. Expliquez-nous pourquoi vous êtes la personne idéale pour cette mission, comment vous comptez couvrir l’évènement et quelle thématique abordée par BSNE vous intéresse le plus et pourquoi. Montrez-vous créatifs!

Critères de sélection :

  • Étudier à temps plein dans une école ou faculté, de niveau collégial ou universitaire, liées aux médias et aux communications.
  • Avoir des capacités de rédaction, de production vidéo et un esprit de synthèse.
  • Être en mesure d’amener un point de vue original et analytique sur l’avenir des médias.
  • Être actif sur les réseaux sociaux

Date limite pour déposer sa candidature : 13 mai 2016

Les cinq candidatures, dévoilées le 18 mai, seront sélectionnées par l’équipe de BSNÉ, avec le concours de Jean Tourangeau, éditeur de la Gazette numérique et formateur dans le secteur des médias.

Détails de l’offre

Cette offre n’est pas rémunérée. Les reporters auront un accès exclusif à l’évènement ainsi qu’au Marché de la réalité virtuelle de Montréal et au cocktail de fin de journée. Ils seront invités à partager en direct leur journée sur les réseaux sociaux. Après le 1er juin, les reporters auront une semaine pour fournir le résultat de ce qu’ils auront retenu de la journée, que ce soit sous forme de vidéos, photographies ou  articles.

Votre travail sera mis à l’honneur dans le bulletin de BSNE, sur nos réseaux sociaux et par infolettre à tous les contacts de l’évènement (plus de 2000 personnes). Voilà une belle opportunité de faire rayonner votre talent auprès des professionnels de la production médiatique et des communications du pays.

Entre la réalité et le virtuel, encore quelques ajustements

Le virtuel s’immisce de plus en plus dans notre réalité de tous les jours. La vidéo en 360 degrés devient courante sur les médias sociaux et dans certains médias comme le Journal de Montréal ou le New York Time.

Avec son portable ou sa tablette, on obtient des surcouches de visuel et de données sur des objets et des lieux de notre environnement quotidien. Et maintenant, on se plonge littéralement dans des univers fabriqués de toutes pièces, en s’isolant dans un casque permettant un parcours personnalisé et, parfois, déroutant (au point de provoquer des malaises chez certains avec le phénomène du VR Sickness).

Évidemment, les champs des applications, actuelles et potentielles, qu’offrent la réalité virtuelle ou la réalité augmentée sont presque infinis. Déjà, plusieurs marques tentent de séduire leur clientèle dans le secteur de l’automobile (Audi, Ferrari), de l’immobilier (pour les visites de lieux ou la visualisation d’un édifice à partir de plans), de la santé avec des opérations en direct, du commerce au détail, de la formation, etc.

Tout ceci, sans compter le marché du jeu vidéo qui se prête parfaitement à une forme de parcours immersif et interactif. Déjà, nos studios locaux fourbissent leurs armes et commencent à proposer des titres à la sauce VR comme Time Machine VR de Minority Media et Fated de Frima.

Pour avoir un aperçu global de ce qui se développe, les professionnels des médias, des contenus et du marketing pourront assister, le 1er juin prochain, au Marché de la réalité virtuelle de Montréal. Organisée en marge de la conférence Bientôt sur nos écrans, cette activité mettra notamment en valeur le savoir-faire de firmes telles que Félix & Paul Studios, Vrvana, Productions Figure 55, OVA, Turbulent, Beam Me Up, Imagine 360, Minority VR et Secret Location.

Ici comme ailleurs dans le monde, ce secteur de l’immersion et la réalité virtuelle connaît une croissance importante avec des investissements majeurs de quelques milliards, selon une étude de Goldman Sachs. Malgré tout, il n’en demeure pas moins que certains ajustements sont encore à réaliser pour que cette « nouvelle » façon de communiquer soit à son meilleur.

Au-delà des malaises occasionnés pour certains, les embûches d’un déploiement grand public se situent aussi au niveau des prix, des équipements et dispositifs, pour pleinement apprécier la réalité virtuelle. Par exemple, le casque Oculus Rift coûte plus de 600 $, sans compter l’ordinateur performant pour le faire fonctionner. Autrement, on doit se rabattre sur des boîtes en carton (cardboard) pour moins de 20 $ ou des montures à la Samsung Gear VR aux alentour de 140 $. Mais encore là, il faut disposer de téléphones mobiles de dernières générations.

Et, dans ce domaine comme dans bien d’autres liés aux médias et au marketing, le fait de proposer des contenus pertinents et une expérience sans bavure reste sans contredit la pierre angulaire. Et, il faut dire que dans bien des cas, on est encore à peaufiner la grammaire de ce nouveau langage. D’ici les prochains 18 à 24 mois, on verra bien comment le virtuel prendra naturellement sa place sur nos réalités quotidiennes.

La télé spécialisée face au libre-choix des abonnés

Les chaînes spécialisées font partie de notre écosystème publicitaire et de production de contenus-écrans depuis plusieurs années déjà. Seulement au Québec, elles génèrent des revenus de plus de 650 M$ en accaparant près de 45 % de l’écoute.

De quoi permettre d’investir dans la production tout en donnant un bon rendement aux propriétaires de celles-ci (25 % de marge bénéficiaire en moyenne en 2013-2014 et des profits de 45 M$ pour RDS et de 22 M$ pour Canal D).

Toutefois, depuis le 1er mars, les Canadiens peuvent s’abonner à un forfait de télévision de base à un coût maximal de 25 $ par mois. Ils pourront également, à compter du 1er décembre 2016, choisir des chaînes individuelles ou de petits forfaits pouvant compter jusqu’à 10 chaînes.

Pour les tenants d’un système bien régulé, qui permet à ses diverses composantes de survivre et de voir venir les coups à moyen et long terme, il s’agit là d’une mesure au goût amer. Car, il faut préciser que près de 70 % des revenus des chaînes spécialisées sont constitués de redevances (deux fois plus qu’en 2003), versées à mêmes les abonnements perçus par les câblos et les satellitaires.

Pour l’instant, le tsunami annoncé par certains ne s’est pas déclenché. Le consommateur n’étant pas très proactif à chambarder ses forfaits télé (souvent bundlés avec ses services internet et de téléphonie et relativement complexes à départager).

La prochaine vague de déménagement (début juillet) pourrait cependant marquer les premiers effets « pernicieux » de cette nouvelle politique. En changeant d’adresse et, potentiellement de fournisseurs, plusieurs auront peut-être intérêt à revisiter leurs services de base.

Évidemment, les chaînes les plus à risques de voir leur clientèle se désabonner sont en soi les plus nichées avec une popularité bien en deçà de 1% de la part d’écoute. Il faut aussi comprendre que sur la trentaine de chaînes spécialisées au Québec, une vingtaine est dans le giron de nos deux poids lourds des médias que sont les Québécor (Groupe TVA) et Bell Média. Les sept-huit autres étant exploitées par Corus Média (Historia, Séries +, Télétoon, Télétoon Rétro), V (MusiquePlus, MusiMax) et Groupe Serdy (Évasion, Zeste).

Le libre-choix que veut favoriser le CRTC tient d’une logique qui se vaut dans un monde où l’offre, en termes de programmation et de voies de distribution, est de plus en plus vaste et accessible. Comme plusieurs contenus télévisuels se retrouvent sur les réseaux en ligne, pourquoi alors pénaliser ceux qui s’abonnent à des services de câbles ou satellitaires avec des forfaits imposant des chaînes qu’on ne consomme pas.

Mais cette logique signifie également de laisser libre cours au développement des services de contournement (les OTT à la Netflix, Tou.Tv Extra, Crave.TV, shomi et autres). À coup de 9,99 $ par mois, on aura tôt fait de payer 40 à 50 $ pour avoir accès à quelques offres spécialisées. À peu près le coût moyen du câble, mais avec peu ou pas de retour dans notre écosystème publicitaire et de production de contenus-écrans…

Sources : Le centre d’études sur les médias, La Presse, CRTC

Notre télé au cadre flou

Certains la défendent toujours avec passion. Ils nous rassurent en nous disant qu’elle est de plus en plus écoutée. Même que près de 90 % des gens le font en direct. D’autres enfoncent les menaces. Ils nous parlent, avec statistiques à l’appui aussi, des cord-cutters, des YouTubers, des Netflix de ce monde qui changeront la donne à tout jamais.

Lorsque l’on réunit dans la même salle des directeurs de programmes, des fournisseurs de services numériques, des producteurs transmédia, des opérateurs de vidéo en ligne et autres spécialistes de la télé et du multiécran, comme l’a fait Infopresse lors d’une conférence le 17 février dernier, on en ressort avec une perception un peu floue de ce que vit notre télévision.

D’un côté, pour faire face à la musique, les directeurs de programmes affichent une certaine assurance, mais veulent voir moins de règles et de contraintes pour avoir l’agilité nécessaire pour rejoindre la clientèle. Ironiquement, à peu près au même moment, Jean-Pierre Blais, prédisent du CRTC, fustigeait sur la place publique les patrons des groupes médias, « propriétaires de yachts et d’hélicoptères », qui se plaignent le ventre plein, sans égards aux privilèges qu’ils ont d’avoir accès aux ondes.

D’un autre côté, on se projette dans un monde parallèle, guidé par ses propres logiques de nombres de vues (à coup de 250 millions par mois pour Watchmojo), des offres exclusives sur le web, de passerelles donnant accès à des contenus illégaux ou à tout le moins « non réglementés », ou encore, à des 2e écrans intelligents et contextuels (comme démontrés par LVL) ou d’autres de plus en plus virtuels.

En marge de tout ça, il est à la limite rafraîchissant d’entendre Jean-Pierre Laurendeau, directeur principal programmation de Canal D et d’Investigation, défendre avec une passion tonitruante (en criant presque par moment) le contenu documentaire et ses stratégies de présence sur le terrain, lors des festivals et autres, pour assurer à Canal D toute sa pertinence au petit écran. Comme quoi le monde n’est pas que virtuel ou télévisuel.

De la réalité au rêve

Dans tout ce flou qui persiste, il y a tout de même des solutions qui se profilent, dès maintenant ou dans un monde plus utopique. L’application Bell Fibe, concoctée notamment par la firme québécoise Mirego, jette certainement les bases d’une solution intermédiaire permettant de consommer au même endroit, sur l’ensemble des écrans, plus de 450 chaînes en direct et sur demande en plus des services OTT comme Netflix.

À terme, on rêve même, comme l’a fait à voix haute Denis Dubois, directeur des programmes de Télé-Québec, d’une plateforme en ligne fédératrice de l’ensemble de l’offre télévisuelle québécoise. Un Netflix « made in Québec » mettant de côté les rivalités des diffuseurs et permettant le partage des revenus en fonction de l’écoute.

Je ne sais pas si cette solution est la bonne, ou à tout le moins viable. Mais face à la menace étrangère et à des changements brutaux de nos modèles en télévision, il est certainement temps que le Québec, tributaire d’un écosystème relativement fermé, s’éveille davantage aux nouvelles réalités de contenus-écrans. Parce que chose certaine, en télévision comme dans d’autres secteurs, le reste de la planète n’attend pas que nous nous fassions une idée claire de la situation pour avancer…

Netflix «original» à bien des points de vue

Le grand patron des contenus de Netflix, Ted Sarandos, vient d’annoncer que sa firme va doubler le nombre de séries originales en 2016. On parle de 31 projets comparativement à 16 cette année. Une stratégie qui, malgré des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars, semble de toute évidence rapporter dans cette course folle d’accaparer de larges auditoires au niveau mondial.

Même avec quelque 70 millions d’abonnés dans le monde, dont plus de 4 millions au Canada, Netflix n’est apparemment pas du tout rassasiée. Présente dans plus de 80 pays, la firme américaine compte étendre sa présence à 200 pays d’ici la fin de l’an prochain. Un des enjeux de vouloir devenir un joueur global est lié à la question des droits que les studios accordent généralement par territoires. En développant ses propres séries, Netflix s’assure d’avoir les coudées franches. L’exemple d’une série originale comme Narcos est éloquent : production tournée en espagnol, en presque totalité en Colombie, produite par Gaumont, et diffusée en simultanée à tous les abonnés du service.

Outre une offre de contenu dont la qualité est de plus en plus reconnue dans divers concours et remises de prix, le caractère original de Netflix tient aussi beaucoup par la simplicité de ses interfaces (sur ordinateur, tablettes et autres plateformes), la facilité et la fluidité de son utilisation (sans pauses publicitaires), de même que la robustesse de ses serveurs. Par expérience personnelle, il est rare à la campagne, avec une connexion internet moyenne, que le flux de diffusion s’arrête, alors que ce n’est pas le cas avec d’autres services de vidéo en ligne.

C’est certain qu’une telle approche basée sur une expérience client positive laisse des séquelles un peu partout. Le Québec n’y échappe pas, et ce, malgré la « barrière » de la langue et la qualité de notre production locale. Pierre Dion, président et chef de la direction de Québecor, fustigeait récemment Netflix pour ne pas financer à sa juste part les réseaux de télécommunication canadiens en raison d’une utilisation majeure de ceux-ci par ses abonnés. Avec des pointes de plus du tiers des données en transit générées par la consommation de Netflix, il y a de quoi réclamer. Mais il n’en demeure pas moins qu’on est de plus en plus dans une logique d’offre de contenu de qualité, de calibre international, accessible facilement, que dans des dimensions d’utilisation « inappropriée » de tuyaux.

Et le jour où on exigera à Netflix de débourser, via une taxe, redevance ou autres, pour son utilisation des réseaux, le pas à franchir n’est pas grand pour demander (à nouveau) à ces fournisseurs d’accès internet de contribuer à leur tour au financement des contenus canadiens qui transitent par leurs réseaux et qui justifient que l’on paye des dizaines de dollars par mois pour y avoir accès…

Sources : Wired, La Presse+, Les Affaires

La découvrabilité des contenus, un enjeu et un paradoxe de taille

En se défendant bien de vouloir réglementer la découverte (ou découvrabilité) de contenus canadiens, le CRTC, en collaboration avec l’ONF, a organisé cette semaine (le 1er et 3 décembre) deux rencontres préparatoires, à Vancouver et à Montréal, pour le Sommet de la découvrabilité qui va se tenir en mai prochain à Toronto.

Il semble bien que nous soyons passés dans un système où l’offre de contenus, canadiens et autres, ne soit plus un défi en soit. Le véritable enjeu est plutôt de pouvoir, au travers de millions de propositions, trouver des contenus pertinents et, pourquoi pas, faits ici sur la base de référents culturels qui nous interpellent.

Les organisateurs ont donc réuni, plus ou moins à huis clos, un certain nombre d’experts dans chacune des villes pour préparer le terrain à la grande messe du printemps prochain. On pense entre autres, pour Vancouver, à Ling Lin de YouTube Canada, à Ashkan Karbasfrooshan de Watchmojo (basé à Montréal) ou à Tessa Sproule de Vubble (ex-directrice des services numériques de CBC). Pour la séance de Montréal, on retrouve parmi les intervenants Sylvain Lafrance des HEC Montréal, Jean-François Gagnon de LVL ou Suzanne Lortie de l’École des médias de l’UQAM.

Sans encore présumer des résultats des discussions, on devine sans peine qu’on a parlé des moteurs de recherche, des algorithmes et des diverses interfaces sur les téléviseurs, ordinateurs, tablettes, téléphones et autres qui nous permettraient d’être exposés plus favorablement à des contenus qui nous séduisent.

Toutefois dans cet univers d’abondance, se développe le paradoxe d’une relative insatisfaction par rapport à l’offre télévisuelle. Deux choses l’une : ou l’on n’arrive pas à trouver ce qui devrait correspondre tout à fait à nos besoins; ou devant tant de choix, l’expression même de nos goûts et préférences devient de plus en plus floue. Un peu comme les relations amoureuses, subordonnées aux sites, applications et engins de rencontres, qui font en sorte qu’on multiplie presque à l’infini les critères de choix et les flirts potentiels, sans pour autant trouver la véritable âme sœur.

Il est évident que l’on doit s’interroger sur une plus juste adéquation de l’offre et de la demande en télévision, dans un contexte où les coûts de production deviennent, dans certains cas, prohibitifs par rapport au potentiel d’écoute. Il est quand même utile de mentionner que des millions d’heures de loisirs-écrans sont de plus en plus consacrés à des nouvelles propositions de contenu, sur le web, les consoles de jeu ou les sites de partage vidéo à la YouTube, bien loin de l’univers narratif de nos bons vieux téléromans du lundi soir…

Sources : Sommet de la découvrabilité, Le Devoir, La Presse

La consommation télé : encore des jeunes et des chiffres

Il ne se passe pas une semaine sur terre sans qu’une nouvelle étude soit publiée pour nous faire part des données globales touchant la consommation télé et vidéo. Dans bien des cas, on met l’emphase sur les plus jeunes qui auraient tendance à délaisser l’écoute de la télé traditionnelle pour de nouvelles plateformes et des contenus adaptés à celles-ci. Au final par contre, il devient laborieux de se faire une idée sur les tendances lourdes.

Par exemple, en marge de la « journée mondiale de la télé » (World TV Day – le 21 novembre) on mettait en relief diverses études couvrant une dizaine de pays (dont le Canada, les ÉU, la GB, la France, l’Allemagne et l’Australie) venant exprimer que la télé, malgré toutes les formes de diffusion vidéo, demeure toujours importante pour les jeunes générations (milléniaux ou la génération Y et la tranche d’âge un peu avant).

Sauf qu’en regardant la flopée de chiffres qu’on nous sert, on finit un peu par s’y perdre. Au Canada par exemple, les 18-34 ans auraient une écoute de 2h43 de télé linéaire par jour. Ce qui reviendrait, pour ce groupe, à passer 7,6 plus de temps par semaine à regarder la télé que YouTube (19h versus 2,5h) et 17 fois plus que l’écoute de Netflix (1,1h). Ce qui fait tout de même plus de 20 % de l’écoute de cette génération consacrée à d’autres environnements que la télé traditionnelle, sans compter les nombreux moments passés sur les médias sociaux (plus de 6h par semaine en moyenne).

Dans un autre texte, publié sur le blogue d’une société active dans les services vidéo en ligne, on présente une cartographie de la consommation vidéo. Ce qui permet de faire les distinctions – nécessaires – entre l’écoute linéaire, à la demande, sociale et sur la base d’une création originale par les utilisateurs. On y rappelle également que la part de la consommation télé en ligne (stream) est maintenant plus grande aux États-Unis que l’écoute en directe : 53 % versus 45 %.

On y note surtout la forte appropriation, depuis 2010, des nouveaux modes de consommation par les plus jeunes générations. Ce qui fait que les 18-24 ans consacrent maintenant 37 % moins de temps à la télé traditionnelle qu’ils ne le faisaient il y a cinq ans (28 % moins dans le cas des 25-34 ans).

Donc, beaucoup de chiffres (en heures, pourcentage, moyenne, ratio, etc.) pour nous dire que nos jeunes sont toujours devant la télé, mais moins qu’avant. Au final, on peut encore revenir à ce bon vieux principe que le « contenu est roi » et que peu importe comment il est consommé, l’important est qu’il le soit. Reste quand même un dur moment à passer pour tous ces bons vieux systèmes organisés de diffusion et de distribution basés sur des abonnements, des redevances et de la publicité…

Sources: World TV Day, World Screen, The Video Market In The New Context: Breakdown And Trends

Image : Patrick Leger, The New York Times