Archives de catégorie : Un regard de pro

RETOUR À LA CASE DÉPART

Netflix fut une révolution en ce sens qu’elle a consacré un nouveau mode de consommation de la télévision spécialisée qui du coup est passé du câble au VOD sur internet. Le principe est simple: élimination du câble avec son abonnement de base, fini les législations liées à la territorialité et, en bonus, la force financière du nombre d’abonnés qui permet de développer une banque de contenus quasi illimitée. Mais voilà, c’était trop beau pour être vrai. C’était sans compter l’appétit des grands groupes de production (Dysney, HBO, etc…) qui ne voient pas pourquoi laisser dans les mains d’un autre intervenant qu’eux le soin d’exploiter leurs produits sur internet. D’où la naissance du nouveau site par abonnement de HBO, une annonce qui préfigure pour bientôt la naissance de plusieurs autres sites du même genre. Donc retour à la case départ, mais par internet cette fois…

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Yves St Gelais
Producteur, Productions Vox Populi inc.
Neweb.tv

Comment les émotions s’empareront du Web

Étant une personne très émotive, je suis curieuse de voir la place que les émotions prendront dans notre manière d’aborder nos divertissements.

Les émotions surgissent souvent en réaction à des événements. Une fois activée, l’émotion génère des sentiments subjectifs (comme la colère ou la joie), des états de motivation avec des tendances à l’action alors que le corps mobilise ses énergies et se  prépare à s’adapter à n’importe quelle situation.

Les médias numériques n’échappent pas à cette tendance. Par exemple, sur le site média américain Rappler, les sentiments deviennent le moteur de la sélection de l’information. Les jeux aussi s’adaptent aux émotions. Pensons au partenariat entre Ubisoft et l’École de psychologie de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) pour lancer un grand projet de recherche visant la création de jeux qui s’adaptent aux émotions des joueurs.

Les émotions peuvent être d’excellentes conseillères pour ceux qui travaillent à définir le monde de demain. Il pourrait être important de bien comprendre leur rôle et leur utilité afin de savoir comment les mettre à notre service.

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Christiane Asselin

Directrice générale des médias numériques, Télé-Québec

 

JEU VIRTUEL ET PHYSIQUE: À VENIR SUR LES LISTES DE NOËL

Malgré les préjugés de certains parents, les jeux mobiles peuvent avoir un effet très bénéfique sur le développement de l’enfant, surtout s’il s’agit de jeux dits éducatifs. Mais même les parents les plus ouverts sur le plan des jeux numériques finissent par s’inquiéter en voyant junior passer des heures devant la tablette.

C’est sans doute ce qui explique la croissante popularité des jeux numériques qui encouragent les jeunes à lever la tête de l’écran pour jouer avec des jouets physiques, tout en exploitant tout le potentiel de l’interactivité. Ces jouets sont souvent connectés, comme Tiggly (des formes qui aident à apprendre à compter http://tiggly.com/), Moff (un bracelet qui produit des effets sonores https://www.kickstarter.com/projects/akinoritakahagi/moff-a-wearable-smart-toy-changes-everything-into) ou LightUp (des circuits électriques qui s’animent https://www.lightup.io/). Mais, parfois ils ne le sont pas, comme dans le cas de Osmo (https://www.playosmo.com), qui utilise des pièces de bois et de carton couplés au iPad pour créer des jeux engageants.

Dans le camp des jouets connectés, la vague des robots programmables ne fait que commencer. Rien qu’à voir du côté des Sphero (http://www.gosphero.com/), Wonder Workshop (http://www.makewonder.com/) et Lego Mindstorm (http://www.lego.com/mindstorms/) pour voir tout le potentiel de ce type de jouet.

Le jeu virtuel lié au jouet physique n’en est qu’à ses débuts, mais il s’agit d’une tendance forte. Les plateformes de sociofinancement (telles que Kickstarter) regorgent de belles trouvailles qui se retrouveront peut-être sous votre sapin en Noël 2015. À suivre, donc!

Judith Beauregard

Judith Beauregard, Productrice exécutive, Tobo

Mariage de tendances en vue

Quoi de plus excitant pour un chasseur de tendances que de voir deux «sexy trends» devenir amoureuses (même si le consommateur en a que vaguement entendu parler). En 2015, l’Internet des objets rencontre l’économie du partage (Sharing) dans une toute nouvelle aire de partage d’actif (asset sharing) spontané, utile et socialement profitable… Apprenez en plus avec ces 10 tendances qui vont façonner le futur du commerce en 2015.

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Pierre-Paul Larivière
Directeur principal – Solution d’affaires & Innovation
Absolunet

Une guerre de contenus tous azimuts

«L’industrie de la télévision vit présentement une guerre pour l’obtention de contenus et pour l’accès aux auditoires.
Alors que les diffuseurs se lancent dans le marché OTT (CBS, HBO, ici.Tou.tv gratuit et Extra et l’entente avec Telus,…), les télédistributeurs se transforment en diffuseurs par le biais de leur service SVOD (Club illico, Rogers/Shaw Showmi, Bell Latte) et dans la même lignée, les services OTT investissent dans la production de contenus originaux afin de différencier leur offre. Outre CBC/Radio-Canada et en l’absence de toutes formes de réglementation, qui dans ces nouveaux services seront enclin à réellement supporter notre industrie locale télévisuelle et notre spécificité nationale? La question se pose.»

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Olivier Trudeau,

Directeur stratégie et commercialisation des contenus,

CBC – Radio-Canada

crédit photo Jonathan Kos-Read

Un rôle accru pour le producteur en distribution

« On assiste à une diminution du nombre d’intermédiaires en distribution, les producteurs de contenu sont maintenant appelés à jouer un plus grand rôle dans la distribution de leurs oeuvres. Le projet de notre client Star Citizen est un exemple éloquent d’un producteur de contenu qui a réussi à établir une relation directe avec sa clientèle, d’abord en sociofinancement puis dans la vente de produits virtuels. Avec 62 M $ et un record Guinness, on parle de résultats impressionnant. »

« On observe un phénomène semblable de réduction et de transformation des intermédiaires en contenu vidéo linéaire télévisuelle avec l’arrivée de Netflix et des autres OTT; la chaîne de valeur se limite maintenant à trois joueurs: le producteur de contenu, le distributeur et le consommateur. Après l’avoir dominé depuis le tout début, le télédiffuseur et l’agence de publicité et de placement média ne font plus partie de cette chaîne de valeur. C’est le club vidéo qui a gagné! »

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Marc Beaudet
Producteur exécutif, Turbulent Media

Moins de réticences pour le 2e écran

Les réticences liées à l’utilisation d’un 2e écran, lors de l’écoute de la télévision, semblent s’estomper. La recherche complémentaire à un contenu télé est notamment un phénomène plus courant chez les 35-60 ans. Par contre, le contenu 2e écran en mode «live» ne peut pas être de même nature que celui en différé. C’est pourquoi, en marge de la rediffusion de la série Apocalypse, nous proposerons du contenu documentaire plus riche, et adapté à la réalité canadienne.

Josette D. Normandeau, présidente, Idéacom International