Twitter planche sur un nouvel outil vidéo natif

La plateforme de micro-blogging est en train de développer un nouvel outil vidéo natif différent de Vine, son service de partage de vidéos courtes. Intégré directement à Twitter, cet outil permettra aux utilisateurs d’enregistrer, d’éditer et de publier leurs propres vidéos directement à partir de l’application, sans passer par un autre service d’hébergement vidéo. Peu de détails ont été révélés sur ce nouvel outil, comme la durée maximale des vidéos ou la présence de publicités pour monétiser le contenu de celles-ci. Ce service fait partie des nouveautés que la plateforme de microblogging proposera au début de 2015, en plus de nouvelles manières de personnaliser les lignes de temps et de rendre privé des conversations précédemment publiques.

L’impasse publicitaire en ligne

Les éditeurs de sites web perdraient maintenant entre 20 et 40% de leurs revenus publicitaires à cause des bloqueurs de publicité. Pour remédier à ce problème, certains éditeurs commencent à s’armer contre les logiciels anti-publicité. Des sites, comme Skyrock, se contentent d’une approche passive en affichant une bannière invitant les utilisateurs à désactiver ces extensions. Contributor, une expérience menée par Google, tente de faire payer les internautes pour contourner les publicités. D’autres préfèrent une approche plus proactive, comme Lequipe.fr, qui bloque complètement l’accès au contenu vidéo pour les utilisateurs qui utilisent l’extension Adblock.
Mais ces solutions ne sont pas à toute épreuve, car les technologies derrière les bloqueurs de publicité sont très flexibles et continuellement mises à jour par des millions d’utilisateurs, et des extensions alternatives, comme µblock, peuvent les contourner sans problème. L’utilisation de ces extensions par les internautes est une réaction aux pratiques publicitaires abusives, comme l’espionnage des utilisateurs, l’affichage intempestif et la redirection vers des sites malveillants.

Cacher les défauts, ou les mettre en valeur?

Activision s’est fait prendre la main dans le sac en faisant retirer de YouTube des vidéos mettant en évidence les défauts ou les bogues du jeu Call Of Duty. En tentant de contrôler son image de marque et les comportements des joueurs, Activision s’est tiré dans le pied. La communauté de joueurs a reproché à la compagnie de balayer la poussière sous le tapis plutôt que de corriger ces bogues. D’autres y ont plutôt vu une maladresse de relations publiques, faisant référence à Battlefield, dont le développeur a choisi le chemin opposé et a partagé lui-même sur ses réseaux sociaux des vidéos montrant des bogues du jeu, encourageant même les joueurs à en faire autant. Contrairement à Activision, Electronic Arts a donc choisi d’adopter en quelque sorte la philosophie du «Kintsugi», cet art japonais qui consiste à mettre en valeur les failles des objets brisés plutôt que d’essayer de les masquer.

Piratage massif de Sony Pictures

Un groupe de pirates informatiques s’identifiant sous la bannière #GOP (Guardians of Peace) ont complètement paralysé le système informatique de Sony Pictures depuis le 23 novembre. L’amplitude de l’attaque touche plusieurs systèmes critiques de la compagnie et les pirates ont pu bloquer l’accès à l’ensemble des ordinateurs des employés, prendre le contrôle des réseaux sociaux et voler des quantités massives de données sensibles sur les serveurs de la compagnie. Celles-ci incluent des mots de passe des bureaux de Sony partout dans le monde, des informations personnelles, des dossiers corporatifs, le code source de certains programmes et, ironiquement, des fichiers vidéos piratés par les employés de Sony. Les demandes du groupe n’ont pas été rendues publiques et Sony n’a émis qu’un seul commentaire officiel : «Nous enquêtons actuellement sur une situation informatique.» Ce n’est pas la première fois que le système informatique de Sony est piraté, puisqu’en 2011 les informations bancaires et les coordonnées de 45 millions d’abonnés au Playstation Network ont été volées, en plus des informations collectées secrètement par Sony.

L’Union européenne voudrait scinder Google

Suite à une enquête antitrust de quatre ans sur le géant de Mountain View, les représentants du parlement de l’Union européenne à Bruxelles ont rédigé une proposition visant à adopter une ligne dure contre la dominance de Google, quitte à scinder le moteur de recherche de la compagnie de ses autres activités commerciales comme YouTube et Android, dont le contenu est actuellement priorisé dans les résultats du moteur de recherche. Bien que la proposition a l’appui des deux plus grands partis au Parlement et qu’elle sera probablement adoptée le 2 décembre, ce sera à la Commission européenne d’appliquer ou non la décision du Parlement. En réponse à la proposition, les législateurs américains ont exprimé leurs inquiétudes face aux intentions de l’Union européenne. Mais les plaintes ayant été déposées à l’UE proviennent en grande partie des compétiteurs américains de Google, comme Microsoft, Expedia et TripAdvisor, qui se servent de l’Union européenne comme champ de bataille corporatif.

Mariage de tendances en vue

Quoi de plus excitant pour un chasseur de tendances que de voir deux «sexy trends» devenir amoureuses (même si le consommateur en a que vaguement entendu parler). En 2015, l’Internet des objets rencontre l’économie du partage (Sharing) dans une toute nouvelle aire de partage d’actif (asset sharing) spontané, utile et socialement profitable… Apprenez en plus avec ces 10 tendances qui vont façonner le futur du commerce en 2015.

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Pierre-Paul Larivière
Directeur principal – Solution d’affaires & Innovation
Absolunet

Une guerre de contenus tous azimuts

«L’industrie de la télévision vit présentement une guerre pour l’obtention de contenus et pour l’accès aux auditoires.
Alors que les diffuseurs se lancent dans le marché OTT (CBS, HBO, ici.Tou.tv gratuit et Extra et l’entente avec Telus,…), les télédistributeurs se transforment en diffuseurs par le biais de leur service SVOD (Club illico, Rogers/Shaw Showmi, Bell Latte) et dans la même lignée, les services OTT investissent dans la production de contenus originaux afin de différencier leur offre. Outre CBC/Radio-Canada et en l’absence de toutes formes de réglementation, qui dans ces nouveaux services seront enclin à réellement supporter notre industrie locale télévisuelle et notre spécificité nationale? La question se pose.»

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Olivier Trudeau,

Directeur stratégie et commercialisation des contenus,

CBC – Radio-Canada

crédit photo Jonathan Kos-Read